Gironde
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Une île mystérieuse, gardée par les célèbres Cabanes Tchanquées..." Visible depuis les rives du Bassin d'Arcachon, attire le regard et éveille bien des curiosités. Vue de loin, elle semble s'étirer longuement au milieu des flots, et si la présence de rares bouquets d'arbres et celle de quelques cabanes de pêcheurs lui donnent un semblant de relief, elle reste un mystère pour la plupart des observateurs. Pour autant, l'île n'est pas inconnue de tous. Des ostréiculteurs tout d'abord, dont les innombrables parcs à huîtres dessinent une large ceinture autour d'elle. Des plaisanciers ensuite, pour lesquels la destination reste incontournable, et dont les embarcations se pressent et se regroupent le plus souvent aux pieds des célèbres Cabanes Tchanquées. Des oiseaux enfin, qui s'y rassemblent par colonies, et qui ont ainsi fini par lier leur nom à l'île.
Une oeuvre monumentale et unique. L'histoire du Domaine de Certes ne débute vraiment que dans la seconde moitié du 18ème siècle, sous le règne de Louis XV. Avant cette date, cette partie de la côte n'était en effet constituée que de vastes prés-salés que seules les marées de fort coefficient parvenaient périodiquement à recouvrir.
Situé entre les communes d'Audenge et de Lanton, 400 hectares de digues, de réservoirs à poissons et de prairies humides
, sur la rive Est du Bassin d'Arcachon, le Domaine de Certes appartient aujourd'hui au Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres.
Classée par le Ministère de l'environnement en l 994.
Appelée aussi "la grande montagne" (Mount en gascon). La richesse du sous-bois et son aspects sauvage s'expliquent par son microclimat (les arbousiers, espèce méditerranéenne, poussent à l'abri des dunes côtières), son relief (elle recouvre depuis près de 3000 ans des dunes anciennes paraboliques) et
surtout son statut.
Depuis le Moyen Age, même si le premier texte connu ne date que de 1458, elle est usagère : privée pour le sol, la gemme (résine) et les cabanes, mais communautaire pour les boisements, les arbres étants réservés à l'usage individuel des habitants selon des dispositions précisées au fil des siècles. Ce statut unique en France, que tous les régimes politiques on confirmé, a permis le maintien d'une forêt "naturelle" où se côtoient sur les mêmes parcelles des pins d'âges différents et dont 1'originalité est encore augmentée par le relief très tourmenté. Elle se caractérise également par la présence de nombreux feuillus qui donnent un humus doux
favorable à l'exubérance du sous-bois et l'existence, par endroits, de petits marais, (les braous), dont la végétation enchevêtrée accentue ce caractère de forêt "vierge". Enfin elle se caractérise par une multiplicité de clairières, où se nichent les vieilles cabanes des résiniers, maintenant quasi disparus, entourées de petits jardins dont les arbres fruitiers domestiques ont, par pollinisation, essaimé dans toute la forêt.
Tél. 05 56 54 63 14 / 05 56 66 45 59
Magnifique site qui a consersé bien des aspects de la végétation primitive, il est également un des endroits sauvages du littoral du Nord Bassin. Le promeneur peut découvrir, isolés dans une belle chênaie, des pins centenaires portant les cicatrices d'un gemmage aujourd'hui disparu. Des tamaris bordent la plage. A marée basse, des milliers d'oiseaux animent le silence et offrent un agréable spectacle. Les anciens réservoirs à poissons, que l'on peut encore apercevoir, ont été creusés en 1840, sur l'emplacement d'antiques marais salants. Les quinconces étaient la promenade préférée de Sarah Bernardt lors de sa retraite à Andernos-les-Bains.
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